Le bloc-notes de Gee

C'est la mère Michel qui a perdu son nyan-cat.

Confirmez votre e-mail ? NON !

@@@robase (CC-By Macsous)Oui, je sais, plus d’un an de silence (enfin, pas vraiment) pour revenir et gueuler, j’exagère.

Mais quand même, il y a un truc qui se généralise sur le net et qui m’exaspère : devoir confirmer son adresse e-mail (en l’écrivant 2 fois) lorsque l’on s’inscrit quelque part.

Bah j’vois pas où est le problème, tu confirmes bien ton mot de passe, non ?

Effectivement. Cette pratique remonte à longtemps (aussi longtemps que je me souvienne d’avoir été sur Internet). Mais vous vous êtes déjà demandé pourquoi, depuis très longtemps, on fait confirmer leurs mots de passe aux utilisateurs en leur demandant de le taper deux fois ? Très simple : parce qu’on ne l’affiche pas. Hé oui. Comment on fait pour vérifier qu’on ne s’est pas trompé avec un mot de passe invisible ? Hé bien on le retape, et le programme derrière vérifie qu’il s’agit deux fois du même mot de passe (les chances de se planter deux fois exactement de la même manière étant faibles).

Alors expliquez-moi pourquoi, nondidiou de nondidiou, on nous demande de retaper une adresse e-mail qui est écrite juste au-dessus ? Pour la confirmer, on ne pourrait pas juste, je ne sais pas moi, mmh… La relire ?! Dans ce cas, pourquoi on ne nous fait pas aussi retaper 2 fois nos nom et prénom ? Ou 2 fois le captcha tant qu’on y est, histoire de vérifier 2 fois qu’on n’est pas un robot ?

Oui mais l’e-mail c’est pas pareil que ton nom : s’il y a juste un caractère de faux, ben ça marche pas, du coup c’est important tu vois, faut pas se planter et c’est plus sûr de le retaper quoi.

Mais c’est pas genre super-infantilisant ? « Tiens coco, tu pourrais juste relire pour vérifier que ton adresse est correcte, mais comme t’es probablement un gros boulet qui envoie ses infos en laissant traîner des typos, bah retape-le un peu pour voir ? » Et votre numéro de sécu sur les formulaires, on vous demande de l’écrire 2 fois ? Non ? Pourtant c’est pareil, une erreur de chiffre et c’est foutu. Et personnellement je suis beaucoup plus susceptible de me planter sur un numéro long et abscons que sur mon adresse e-mail que je connais quand même à peu près sur le bout des doigts…

T’as raison, j’m’en vais de ce pas soumettre l’idée à la sécu de faire des formulaires avec 2 fois le numéro à écrire ! J’ai toujours trouvé leurs formulaires trop courts, de toute façon…

Bref, amis développeurs de sites web, merci d’arrêter de nous prendre pour des abrutis. Si quelques personnes ne sont pas foutues de vérifier leurs adresses e-mail par elles-mêmes, c’est triste pour elles mais ce n’est pas une raison pour emmerder les 90% qui savent se relire (ou écrire sans se planter) avec une ligne inutile qui sert juste à faire marcher le copier-coller. Sinon, on pourrait peut-être ajouter une troisième case, non ? C’est vrai, faire 2 fois la même erreur, c’est peu probable, mais ça peut arriver, non ? Autant être prudent jusqu’au bout.

Bon, et pour conclure, si vous tombez sur un formulaire de ce type, voici le geste qui sauve :

Ctrl-A Ctrl-C Tab Ctrl-V
Crédit photo : @@@robase (CC-By Macsous)

Georges Pompidou, ghostbuster

Lincoln (CC-By John Morgan)Vous avez entendu parler de ce nouveau film sur Abraham Lincoln ? Encore un film patriotique américain de base, pensez-vous… Hé bien non, car le titre complet, c’est…

Attention les yeux, ça pique.

Abraham Lincoln, chasseur de vampires

Hahahahahahaha ha hahahah ah hahahahaha ha hahah ahahahahha hahahahahah ah ahahaha hah ahahahahahahahaa haha hahahahahahaa !

Comme disait Jim Carrey dans Fous d’Irène : merci, il y avait longtemps que je n’avais pas tant ri.

Ils ne savent plus quoi inventer. Du coup, je vous propose d’autres concepts :

  • Jacques Chirac, tueur de loups-garous
  • Georges Pompidou, ghostbuster
  • Buffy, présidente de la république
  • Blade, père fondateur

Ça va cartonner.

Crédit photo : Lincoln (CC-By John Morgan)

Des trucs et des machins (2)

Quelques trouvailles du web :Bungee@Sziget (CC-By psalmi76)

  • Combien fait-on de bises selon les régions ? Carte assez originale, personnellement c’était 2 (sinon c’est trop, c’est chiant). Maintenant que je suis dans un labo avec pas mal d’étrangers, faut que je fasse gaffe car cette façon de dire bonjour très française peut surprendre (bon après c’est un labo d’info, donc les occasions de croiser des filles à qui faire la bise sont assez peu nombreuses, il faut le reconnaître).
  • Pour ne plus jamais rater un lancé de papier froissé, la poubelle Kinect. Marrant. Moi j’aurais été plus méchant sur les tests (lancé plus vite et avec une forme moins « cloche »), mais elle doit bien avoir ses limites. Notez que sans le firmware libre développé pour l’appareil, ça n’aurait sans doute pas pu se faire…
  • Après Conservapedia, un gros troll velu sur Ubuntu Christian Edition (bon déjà, des éditions religieuses de GNU/Linux, j’ai du mal, mais après tout, ‘font ce qu’ils veulent…). Enfin disons que j’espère que c’est bien un troll, on n’est jamais sûrs de rien…
  • Une blague très méchante en conduisant (mais après coup, ça pourrait être dangereux -> et si elle avait attrapé le volant pour faire un écart ?).
  • Une autre blague méchante (moi je me serais fait dessus).
  • Une reprise de Hotel California à la guitare. Mais avec vraiment toutes les parties de guitare. Bien foutu. Il faut que j’investisse dans une 12 cordes, d’ailleurs.
  • Une trollface IRL aux JO, mouahaha.
  • Will the real Mitt Romney please stand up? Eminem version campagne électorale américaine.
  • Snoop Dogg devient Snoop Lion. C’est un peu con, mais c’est comme ça (en même temps qu’est-ce que j’en ai à carrer de Snoop Dogg, moi…). Mais ça, ça m’a fait rire.
Crédit photo : Bungee@Sziget (CC-By psalmi76)

Man of Steelarant

Justice Legg of America (CC-By JD Hancock)Ils sont marrants chez Hollywood, tellement ils ne sont pas subtils.

Mercredi dernier, je me suis rué au ciné vers The Dark Knight Rises en grand fan de Batman que je suis (les lecteurs du Geektionnerd en savent quelque chose). Sur ce film, rien à redire, aussi excellent que les 2 premiers (promis, je ne spoile rien dans cet article). Mais j’y ai vu la bande-annonce du prochain Superman.

Et j’ai bien ri. Parce que comme je l’ai dit, chez Hollywood, ils ne sont pas subtils. Quelle a été l’un des derniers énôôôrmes succès chez les super-héros ? The Dark Knight (premier du nom, deuxième de la série de Nolan) avec le regretté Heath Ledger. En quoi ce film détonait-il ? Il était plutôt original, comparé aux films de super-héros habituels, souvent très manichéens avec le happy end de rigueur. Il était au contraire extrêmement sombre, ambigu, violent, avec une ambiance oppressante et pleine de tension.

Tiens, bizarre, c’est exactement l’effet que fait la bande-annonce de Man of Steel. Sauf que, pardon, mais ça ne colle pas. Batman est intrinsèquement un super-héros sombre, par son histoire, sa personnalité… Même son costume est sombre. Superman, merde, on parle quand même d’un type qui s’habille avec une cape rouge pétante assortie d’un joli slip rouge pétant sur un costume bleu pétant. Pour l’ambiance sombre, c’est le tiercé gagnant. Certes, Batman aussi a un slip sur le pantalon, mais un slip noir sur tunique grise (dans le dessin animé des années 90 en tout cas, dans le film c’est même tout noir). Mais voilà, le niveau de réflexion à Hollywood c’est : The Dark Knight -> film sombre -> gros carton, donc le prochain Superman -> film sombre -> gros carton. Mais qu’ils sont cons.

D’ailleurs même eux doivent se douter que ça coince quelque part, vu qu’on ne voit le costume que 2 secondes et vu de trèèèès loin dans la bande-annonce (à la rigueur ils n’avaient qu’à le changer, Batman a eu pas mal de looks différents dans toutes ses existences fictives).

Et qu’est-ce qu’on voit dans la bande-annonce ? Un Clark Kent barbu, mal fringué, seul sur les routes façon « parcours initiatique ». En gros, la première de moitié de Batman Begins en remplaçant Bruce Wayne par Clark Kent.

Même le titre suit la logique. Je suis prêt à parier que Nolan a dû batailler pour appeler son film The Dark Knight tout court. Bah oui alors, ça va pas non ? Une suite sans le nom original ? On va pas s’y retrouver ! Batman, Batman Returns, Batman Forever, Batman & Robin (haha – pardon c’est le souvenir du navé qui m’amuse), Batman Begins… Et The Dark Knight ? Juste The Dark Knight ? Même pas un petit Batman avant pour faire genre ? Ou Batman Begins 2 – The Dark Knight ? Vous êtes zinzin ?!

Mais comme ça a marché, paf ! C’est la mode ! Alors si Batman, c’était le chevalier noir, Superman c’est… Mais bien sûr ! Man of Steel ! Hop hop, un titre dans la mode du moment, vendu ! Manquerait plus qu’ils appellent le prochain Spiderman The Sticky Guy, tiens…

Voilà, du coup en voyant la bande-annonce, on se dit juste qu’ils ont voulu faire un The Dark Knight version Superman. Bah ça ressemble à rien.

Mais qu’ils sont cons… Bon bref. C’est Nolan qui produit ce prochain film (et son frangin participe au scénario – très inspiré visiblement). Je n’irai sans doute pas le voir pour autant. S’il l’avait réalisé, pourquoi pas… Et encore. De toute façon Superman c’est de la daube, sombre ou pas. Vive Batman, vive le chevalier – vraiment – noir. Et encore un gros lol à Hollywood qui adore user les concepts jusqu’à l’os quand ils ont trouvé un filon (heureusement qu’il y a des mecs talentueux comme Nolan pour les trouver, ces filons). Il leur faudra juste un certain nombre de bides pour passer à autre chose. La routine, en somme.

Oui, je disserte sur Batman et Superman au lieu de bosser sur ce pauvre Superflu qui n’avance pas… Un problème ?

Crédit photo : Justice Legg of America (CC-By JD Hancock)

Non à la libre diffusion !

Creative Commons (CC-By Jayel Aheram)Certains ont peut-être bondi en lisant ce titre, surtout venant de moi qui suis plutôt pro-libre, de manière générale. Pas de panique, je vous explique.

Il y a une phrase très à la mode, en ce moment, sur Internet, c’est « je / il publie sous licence Creative Commons ». Et moi, depuis quelques temps, j’ai pris une habitude lorsque je la lis : je vais vérifier de quelle Creative Commons on parle. Et qu’est-ce que je constate ? Que si l’auteur ne précise pas, c’est qu’il y a de bonnes chances pour que la licence choisie ne soit pas libre (c’est à dire qu’elle contienne les clauses NC ou ND – le ou étant non-exclusif).

Note : si ces termes sont obscurs pour vous, vous pouvez lire la page Creative Commons à ce sujet. C’est très simple à comprendre. On parle de NC pour Non-Commercial (pas d’utilisation commerciale) et ND pour Non-Derivative (pas de modification).

D’ailleurs, c’est assez révélateur : les gens qui utilisent les licences Creative Commons libres (BY et BY-SA) diront plutôt simplement qu’ils sont « sous licence libre ». C’est le gros problème avec Creative Commons : l’ambiguïté. Et ne nous leurrons pas, aujourd’hui, beaucoup de gens s’en servent pour améliorer leur image (Creative Commons, c’est connu et ça commence à sonner classe, ouvert d’esprit, etc.) sans dire adieu au contrôle de leurs œuvres. En gros, je dis que je suis en Creative Commons, les gens comprennent « libre » mais je refuse qu’on utilise mes œuvres sans mon autorisation quand même.

Attention, je ne crache pas sur Creative Commons. C’est une initiative géniale qui a beaucoup participé au développement de la culture libre (et de son cadre légal, ce qui est très important). Mais n’oubliez pas qu’une grande partie des licences Creative Commons ne sont pas libres, elles sont ce qu’on appelle des licences de libre diffusion.

Roh, mais tu chipotes, libre diffusion, c’est déjà vachement bien non ?

La libre diffusion, oui c’est bien. C’est mieux que le système actuel. Mais concrètement, ça veut dire quoi ? Qu’on ne voit pas plus loin que le bout de son Torrent ou de son Rapidshare. On a le droit de partager les œuvres, mais fondamentalement, on reste un consommateur passif. La seule différence avec le modèle Universal / EMI et cie, c’est qu’on ne viendra plus vous emmerder si vous filez des MP3 à vos potes. Vous allez me dire que c’est déjà un grand pas en avant. Je vous répondrai que ce n’est pas suffisant.

Le problème du modèle actuel (basé sur l’achat d’œuvres à l’unité et le contrôle absolu de l’auteur – et surtout des fameux « ayant-droits » – sur cette œuvre), ce n’est pas qu’il est intrinsèquement mauvais (bon, un peu quand même, mais passons). Il a même plutôt bien marché pendant des décennies. Non, son problème, c’est qu’il ne correspond plus du tout à la réalité depuis des années.

Aujourd’hui, la culture est libre. Ce n’est pas une question de licence ou de conviction. Elle est libre, parce que nous considérons naturellement toute œuvre comme libre, même si elle ne l’est pas dans la loi. Le système actuel de droit d’auteur est archaïque, parce que tout le monde peut devenir auteur d’œuvre (sans aucune considération sur la qualité), que plus personne ne demande l’autorisation avant d’utiliser telle ou telle chanson pour sa vidéo de vacances postée sur YouTube (que j’emmerde, au passage) et que tout le monde s’échange de la musique et des films aussi naturellement qu’on s’enregistrait des compilations sur cassette il y a 20 ans (ce qui était déjà illégal).

Oui mais tout ça, ce n’est pas juste de la libre diffusion ? En quoi une clause ND est-elle gênante ?

On en revient à ce que je disais sur la vie d’une œuvre : la clause ND te replace en position de simple consommateur. Tu as le droit de regarder, de lire ou d’écouter, mais pas touche ! Sauf que dans les faits, il est naturel de s’approprier une œuvre. On pourrait parler de la culture du sampling et du remix. Mais rien que le fait d’enregistrer sa propre version d’une chanson (ce qui est fait un millier de fois par jour sur YouTube - que j’emmerde toujours), c’est une modification.

Et non, je ne veux pas avoir à demander l’autorisation avant de grattouiller 4 accords devant ma webcam. Tout le monde ne s’appelle pas Madonna et ne peut pas demander gentiment à Abba si on peut les sampler intensivement (pour faire une chanson médiocre au passage, mais peu importe). Ils répondront d’ailleurs à peu près toujours non.

D’accord, la ND t’oblige à être spectateur passif alors qu’aujourd’hui, on aime bien jouer avec les œuvres. Mais je peux comprendre qu’un auteur ne veuille pas qu’on se fasse de pognon sur son dos et utilise une licence NC.

Ah, « se faire du pognon sur son dos », encore une phrase qui revient souvent… Mais de quoi on parle exactement ? Le problème de la clause NC, c’est qu’elle est extrêmement ambiguë. Qu’est-ce qu’une utilisation commerciale ?

Si un artiste sort un album avec une clause NC, on va spontanément penser que le contrat est clair : vous pouvez partager l’album comme vous le voulez, mais interdiction de vendre un CD gravé, par exemple. D’accord. Mais si je diffuse l’album gratuitement sur mon site Internet qui me rapporte de l’argent par la pub ? Utilisation commerciale ou pas ? L’album ne m’a pas directement rapporté d’argent, mais peut-être que sa présence sur mon site a boosté mon nombre de visiteurs. Et si je joue des chansons en NC dans un bar et qu’on me paie pour ça ? Utilisation commerciale ? Et si on ne me paie pas mais qu’on me file des bières gratos ? Utilisation commerciale ? Et si on ne me paie pas du tout et que je ne bois pas à l’œil ? Le gérant du bar va quand même peut-être profiter de la chanson et gagner plus d’argent. Utilisation commerciale ?

La notion d’utilisation commerciale est tellement vague et sujette à interprétations que la licence en devient dangereuse, vous ne pouvez plus savoir ce qui est protégé et ce qui ne l’est pas, et vous pouvez tourner la licence dans tous les sens. Paranoïa ? Regardez ce qu’en a fait la Sacem lorsqu’elle a décidé qu’elle était compatible avec sa vision du business culturel. Bienvenue dans la libre diffusion façon corporate.

Donc, si je résume, la libre diffusion c’est un moindre mal, mais la culture libre tout court c’est mieux.

C’est à peu près ça. Le problème, c’est que beaucoup de gens entretiennent l’ambiguïté entre les deux (volontairement ou pas, je ne juge pas des intentions). Regardez Jamendo, qui se proclame « plateforme n°1 de musique libre ». Ça sonne bien non ? Maintenant, regardez de près les disques les plus écoutés / téléchargés : on est proches du 100% ND/NC/ND-NC. C’est ça qui est malheureusement réducteur, car la liberté sur une œuvre n’est pas que la liberté de partager. La culture libre, c’est l’idée qu’il n’y pas de hiérarchie entre auteur et public, que l’un n’a pas plus de droits que l’autre, qu’il n’a aucun pouvoir sur lui. Lorsque vous diffusez une œuvre, elle devient la propriété de celui qui la reçoit, que cela vous plaise ou non. Si cela ne vous plaît pas, ne diffusez pas. Faites vos œuvres dans votre coin, et gardez les pour vous. Mais surtout, ne venez pas nous dire ensuite quoi faire avec ce que notre cerveau aura retenu de vos œuvres.

Bien sûr, si l’intégralité des productions artistiques d’aujourd’hui étaient sous une licence type NC-ND, ce serait déjà un énorme pas en avant. Mais la libre diffusion reste, selon moi, un moindre mal. Moindre, certes. Un mal quand même.

Crédit photo : Creative Commons (CC-By Jayel Aheram)

PS : je n’ai pas évoqué la clause SA qui provoque parfois des débats car ce n’est pas le sujet. De mon point de vue, c’est la seule arme dont nous disposons pour ne pas nous faire bouffer par l’immense majorité de productions non-libres.

Des trucs et des machins

SuperFlu (CC-By-Sa Simon Giraudot)Quelques news « en vrac » comme disait sebsauvage avant d’abandonner la rubrique (d’ailleurs tu nous manques, seb, plus d’un mois sans article, revieeeens).

  • Tout d’abord, l’épisode 1 de Superflu avance bien. J’ai fini les couleurs des personnages et j’ai commencé à dessiner les décors. Il me reste donc encore ces décors à terminer et à coloriser, et ça roule. Si je me bouge un peu, ça devrait arriver dans la semaine prochaine.

Qui a dit « ouais tu parles, ça va sortir en septembre » ?

  • GKND4 avance aussi tranquillement. 32 pages écrites + les 2,5 pages de la fin (il me reste à relier les deux – donc à trouver encore une petite dizaine de pages de bêtises). Je ne vous cacherai pas que les RMLL 2012 me semblent être le parfait moment pour lancer la publi :)
  • En parlant des RMLL, on m’a engagé pour animer un atelier sur Inkscape (en plus de ma conf). Si un cours du professeur Gee vous intéresse…
  • Trois mois après, toujours pas de résultats pour le concours de la FSF sur le Secure Boot… Mais j’ai reçu un e-mail il y a 1 mois pour me demander de faire une légère modif’ (lexicale), et paraît-il que je suis dans le top 4 des finalistes… J’attends toujours, croisons les doigts ;)
  • Un nouveau mème est né en un éclair : overly attached girlfriend. Grâce à une vidéo complétement disjonctée réalisée par la demoiselle (en fait c’est une parodie d’une chanson de Justin Bieber – je ne la connaissais pas, j’ai écouté par curiosité… Hé bah j’avais rien loupé. Bon, du Bieber, quoi.). Elle a d’ailleurs plus de 17000 followers sur son Twitter depuis… Ralalah, une petite vidéo à la con et 17000 followers, quand certains blogueurs comme moi en gagnent péniblement 250…

Bon, faut dire qu’elle est assez mignonne quand elle arrête d’être zinzin, ça doit aider. Non, je ne suis pas aigri.

  • Effet Streisand, part 1 : vous vous souvenez de mon coup de gueule contre YouTube suite au blocage de ma vidéo qui mélangeait Star Wars et Super Mario ? Hé bien S.I.Lex en parle dans son Copyright Madness de la semaine. Et le plus fun dans tout ça : ma vidéo est disponible ailleurs, si vous l’aviez loupée. Résultat des courses : la vidéo est toujours visible, mais YouTube et ses partenaires commerciaux n’en tireront plus aucun profit. Internet 1 – Fox 0.
  • Effet Streisand, part 2 (plus intéressant) : ceux qui suivent Numérama savent que Guillaume Champeau (le leader du projet) a pas mal bossé pour alerter les gens sur l’opacité du vote électronique aux législatives.

Ouaarf, loool, mais t’es un geek et t’es contre le vote électronique, MDR mais c’est le monde à l’envers, haha, XD, LOOOOL PTDR
(Ceci était l’analyse moyenne du journaliste moyen sur le discours de Champeau – courage mon vieux, la route est longue…)

Après le vote, il avait révélé un document interne de la compagnie (privée et étrangère) qui confirmait les faiblesses du dispositif. Suite à une plainte de la compagnie en question, Numérama a retiré le lien. Oui mais voilà, non seulement maintenant on peut le trouver partout, mais en plus on en parle 10 fois plus et on le lit sans doute beaucoup plus attentivement également Internet 2 – Censeurs-de-tous-poils 0.

  • Mon très british collègue de bureau m’a conseillé un film complétement stupide (et pas british du tout) : Bill & Ted’s Excellent Adventure (profitez-en avant que YouTube ne le vire, niarfniarf). C’est très con, mais très drôle aussi. Et puisqu’on parlait de même, c’est aussi de là que vient l’image du Conspiracy Keanu.

Duuuuuude !

Crédit photo : SuperFlu (CC-By-Sa Simon Giraudot)

Playlist à la recherche d’une idée d’article…

Eels (CC-By Ella Mullins)Voici mon accompagnement musical du jour pendant que je cherche une idée d’article pour le Geektionnerd (pas très inspiré aujourd’hui). Il n’y a même pas un Radiohead dedans alors qu’aujourd’hui ce sont les 15 ans de OK Computer, je sais, c’est honteux, surtout venant de moi.

  1. Heat miser (Massive Attack)
  2. Gone to far (Shivaree)
  3. Chaos (Unkle)
  4. Gabriel (Lamb)
  5. That’s not really funny (Eels)
  6. Nobody home (Pink Floyd)
  7. Angelene (PJ Harvey)
  8. Morning star (Flunk)
  9. Keys to the kingdom (Unkle)
  10. The only thing I care about (E)
  11. Gorecki (Lamb)
  12. Magic doors (Portishead)
  13. Teardrop (Massive Attack)

Ce qui me laisse à peu près 53 minutes pour trouver une idée d’article… Damnéd.

Crédit photo : Eels (CC-By Ella Mullins)

1200 livres avec vous cet été

Uris Library Stacks (CC-By elfon)Cette mystérieuse phrase est extraite d’une publicité que j’ai lue sur Fnac.com (tiens d’ailleurs, mon AdBlock est défaillant sur ce point). Je vous cite l’intégralité de la pub (je ne copie pas l’image, vous connaissez mon profond respect pour les contenus copyrightés) :

Kobo By Fnac :
Liseuse numérique tactile et légère.
1200 livres avec vous cet été !
99,999999999999999 € (au lieu de 129,9999999999999 €)

J’exagère juste sur le nombre de décimales (mais ils me font toujours rire avec leurs conneries de prix psychologiques). Le « by » me fait bien rire aussi, surtout venant d’une société français (mais « par » ou « de », c’est so outdated quoi). Mais bon. Si j’devais faire un article sur les anglicismes à la con, on y serait encore demain (et je suis sûr que d’autres l’ont déjà fait avec brio).

Revenons-donc à mon titre : 1200 livres. Rien que ça. Passons sur le pognon à dépenser pour acheter 1200 livres électroniques (pardon, pour acheter 1200 licences exclusives de lecture selon les conditions écrites en petit en bas). Il y a des livres gratuits, après tout.

Mais 1200 ? Non, sérieusement. Vous avez besoin d’avoir 1200 livres ? Dans votre bibliothèque, d’accord, mais « cet été » ?

J’ai toujours trouvé ça fascinant. Une société où on lit de moins en moins, où la popularité de la littérature se casse tellement la gueule que la crise du disque, à côté, c’est une blague… Et en même temps, on voudrait nous faire croire qu’il est indispensable de se trimbaler une bibliothèque virtuelle avec soi ?

Wouhou, j’ai pas lu un bouquin depuis la sixième mais j’en ai 200 sur mon Kindle ! Yoopy ya !

C’est ça l’idée ? En même temps, s’il suffit de sortir des petits joujoux technologiques dans le vent pour réconcilier le public avec la lecture, pourquoi pas… Je suis sceptique.

Mais c’est un des grands arguments en faveur des liseuses : ça pèse moins lourd et ça prend moins de place. Bah oui, essaie un peu de mettre 15 livres dans ton sac, neuneu. Avec une liseuse, hop ! T’as tout et ça pèse le poids d’un seul livre !

C’est possible… Si vous avez besoin de vous trimbaler 15 bouquins à la fois (notez que je suis de plus en plus gentil, j’suis passé de 1200 à 200 et maintenant à 15). Personnellement quand je pars en vacances, c’est rarement plus de 2 semaines d’affilé, et en 2 semaines je ne pense pas lire plus de 2 bouquins (bon je ne suis pas un gros lecteur non plus, je vous l’accorde volontiers). Et 2 livres dans un sac… Si en plus vous prenez des poches (et vous devriez), le gain est quand même faible.

Enfin voilà, c’était un court article inspiré par cette petite pub de la Fnac… J’espère que le livre papier ne disparaîtra pas de sitôt, quand même. Parce que je ne suis vraiment pas prêt à troquer mes poches à 8€ avec une jolie couverture, des pages qui sentent bon le neuf, qui peuvent tomber par terre, trainer au soleil ou sur la plage pendant des heures et être encore lisibles et en état dans 20 ans… Pour un machin à 100€ (et des bouquins au même prix que les versions papier) qui doit être alimenté, probablement fragile (avec obsolescence programmée, bien sûr) et qui transforme l’achat de livre en achat de licence pour une information électronique aussi volatile que la mémoire de Jacques Chirac…

Sur ces belles paroles, je retourne lire l’Enfant du Temps d’Asimov / Silverberg, en attendant de recevoir Cause commune et Du bon usage de la piraterie que j’ai commandés il y a peu… Tout ça en papier, bien sûr :)

EDIT : une petite image qui résume bien ma pensée :)

Crédit photo : Uris Library Stacks (CC-By elfon)

Les dessous de GKND

GKND 123-4 (CC-By-Sa Simon Giraudot)GKND est la série d’aventures dérivée du Geektionnerd. Elle raconte les aventures des 3 personnages récurrents du blog, le Geek, le Nerd et la Geekette, tous 3 étudiants en école d’informatique à Grenoble. Voici quelques faits et anecdotes sur GKND, certains peut-être connus, d’autres moins :

  • La série comporte 3 tomes, chacun faisant plus ou moins 45 pages composées de 3 dessins chacune. Un quatrième tome est en cours d’écriture.
  • Chaque début de publication de tome est espacé d’environ 8 mois (le prochain a un peu de retard).
  • Dans leurs versions numériques, les pages sont agrémentées d’un fond coloré qui parcourt toutes les teintes de l’arc-en-ciel en variant légèrement à chaque page.
  • Chaque tome a une couverture d’une couleur différente. Le prochain sera jaune ou orange. Pour les suivants, il faudra jouer sur les nuances…
  • GKND est un rétroacronyme pour « a story about Geeks, Kilobytes, Nerds and Debugging » à l’image du DVD D.A.F.T de Daft Punk. GKND était à la base le diminutif de GeeKtioNerD que j’utilisais (et que j’utilise toujours) pour sauvegarder les propriétés de mon outil de dessin dans Inkscape.
  • Les personnages n’ont pas de nom, parce qu’ils n’en avaient jamais eu besoin sur le blog. Du coup, je suis obligé de ruser sur la façon d’écrire les dialogues (les personnages ne peuvent pas s’interpeler, par exemple). Je regrette un peu ce choix aujourd’hui qui est parfois compliqué à mettre en œuvre, mais ça n’aurait pas de sens de changer maintenant (et ça fait partie des originalités de la série, après tout).
  • Les scenarii sont écrits avant le début de la publi (sous forme de bêtes fichiers-texte). La réalisation est par contre faite « en direct » (une page réalisée par jour).
  • Les versions papier éditées par Framabook demandent une refonte des originaux : suppression des fonds colorés, des signatures à chaque page (sauf sur la dernière), ajout de marges blanches sur les côtés et export des fichiers vectoriels en très haute résolution. La couverture doit également être refaite avec l’arrière et la tranche (dont la largeur est calculée par rapport au nombre de pages).
  • À l’heure actuelle, moins de 200 T1 ont été vendus, une centaine de T2 et une cinquantaine de T3 (chaque sortie boostant les ventes des tomes précédents). À 1€ de royalties par exemplaire (sachant que les ventes données s’étalent sur plus d’un an), vous admettrez que je suis loin de m’en faire un SMIC (bon je ne vis pas de ça donc tout va bien). Mais c’est déjà une belle victoire d’arriver à vendre des bouquins dont la version électronique est gratuite…
  • La publication du tome 4 devait commencer en juin. Suite à un petit retard de ma part dans l’écriture du scénario (pour les mêmes raisons qui m’ont poussé à interrompre le blog il y a quelques semaines), elle ne commencera probablement qu’en juillet.
  • À l’exception du tome 1, tous les tomes comportent une petite image « bonus » à la fin (non publiée sur le blog), en rapport avec un élément secondaire de l’intrigue.
  • Le GNU du risque avait pour titre provisoire Lost in rotation et pour Licence de la vie, c’était Stallman on the moon (mais les titres en français, c’est mieux non ? ;) )
  • Richard Stallman himself a déclaré aux RMLL 2011 au sujet du titre Le GNU du risque : « c’est pas un très bon jeu de mot ». Sacré Richard. J’ai hâte de voir ce qu’il dira de Licence de la vie.
  • L’histoire est plus ou moins autobiographique : le Geek me ressemble beaucoup (sauf physiquement). La colocation est par contre plutôt basée sur 2 amis à moi qui vivaient dans une coloc’ de ce style. La Geekette est bien sûr fictive :p
  • Les histoires se passent à Grenoble ou dans la région. Cela pourrait varier à l’avenir (d’autant que je n’habite plus moi-même à Grenoble).
  • Elles ont lieu respectivement en décembre 2010, février 2011 et juin 2011. L’intrigue du tome 4 commencera très peu de temps après la fin du tome 3.
  • L’histoire du tome 4 devait à la base être racontée dans le tome 2. Mais comme elle est relativement complexe, j’ai préféré me faire d’abord la main sur une histoire plus simple (week-end de ski). Le tome 3 a conclu l’histoire du tome 2 et le tome 4 va enfin voir cette histoire réalisée :)
  • Le tome 4 sera sans doute surprenant. J’ai essayé d’y mettre plus « d’aventure » sans pour autant sacrifier l’humour qui reste la force motrice de l’histoire.
  • À ce jour, j’ai écrit une trentaine de pages. Le tome sera peut-être un peu plus long que les autres, car je ne sais pas si je pourrai le terminer avec seulement 15 pages (et au passage, je ne sais pas encore vraiment comment il va se terminer :p).
  • J’ai pas mal hésité sur le titre, une fois de plus. Indice : celui retenu est une référence à un troll très courant sur Internet ;)
  • J’ai déjà en tête un synopsis pour le tome 5 et un titre qui déchire tout. J’ai aussi une vague idée de synopsis pour le tome 6 (mais bon c’est à creuser et j’ai le temps avant d’en arriver là…).

Voilà voilà. Et pour finir, vous savez ce que dit un mec qui veut partager ses œuvres en Creative Commons mais qui ne veut pas qu’on les modifie ?

J’ai qu’à Nd…

Quoi Richard ? T’as un commentaire à faire ?

Crédit photo : GKND 123-4 (CC-By-Sa Simon Giraudot)

YouTube, je t’emmerde

Contra-copyright (CC-By Marco Gomes)Ceux qui suivent mon Identi.ca/Twitter le savent, je viens de clôturer mon compte YouTube.

Après 1h40 de retard de la SNCF et un dégât de eaux digne du Titanic dans mon appart’ hier, j’ai eu la bonne surprise ce matin de découvrir ce mail fort sympathique :

Bonjour ptilouk,

La vidéo "Super Mariobi-Wan Kenobros" peut présenter du contenu concédé sous licence par FOX ou lui appartenant. Elle a donc été bloquée sur YouTube.

Cette réclamation a une incidence négative sur l’état de votre compte. Pour en savoir plus sur les règles appliquées à votre vidéo, consultez la page Notification pour atteinte aux droits d’auteur.

Cordialement,
- L’équipe YouTube

Tiens donc ! Pour ceux qui n’auraient pas vu cette vidéo, il s’agissait d’un montage reprenant le combat Obi-Wan™/Qui-Gon™/Maul™ à la fin de La Menace Fantôme™ en substituant des bruits de Super Mario Bros™ aux bruitages originaux. Passablement énervé (surtout que ma patience n’est pas au mieux de sa forme – cf mes deux galères de la veille citées plus haut), j’ai décidé de fermer mon compte. Bon, il faut relativiser, je n’avais que 2 vidéos : celle incriminée et un arrangement perso mixé sur une chanson de Thom Yorke (contenu copyrighté aussi, au passage). Comme YouTube™ a la gentillesse de nous demander pourquoi on part dans son formulaire, j’ai répondu ceci :

Une de mes vidéos parodiant Star Wars avec les bruitages de Super Mario a été bloquée suite à une plainte de la Fox. Un préjudice irréparable, je le comprends bien, puisque 90% des gens ayant visionné ma vidéo ne connaissaient pas Star Wars et ont – évidemment – cru que j’en étais le créateur. Toutes mes plus plates excuses à la Fox, jeune compagnie qui essaie tant bien que mal de se faire connaître malgré les sales pirates dans mon genre qui pillent son répertoire sans vergogne.

Bref, YouTube se rendant complice d’un système de propriété intellectuelle archaïque et privilégiant ses partenaires commerciaux sur ses utilisateurs (sans qui il n’est pourtant rien), je ne peux rester en mon âme et conscience inscrit sur ce site. Sachez tout de même qu’il reste un espoir que je revienne, lorsque Star Wars sera tombé dans le domaine public. Soit dans 250 ans (en étant optimiste), j’imagine. Bien à vous.

Je doute que quelqu’un en ait quelque chose à carrer chez eux (ou même le lise), mais il fallait que ce soit dit. Merde. Quand je pense à tout le pognon que j’ai pu dépenser depuis ma plus tendre enfance pour ces films…

  • Places de ciné en 1997, 1999, 2002 et 2005 – plusieurs fois pour les récents d’ailleurs (fête du ciné, etc.).
  • VHS de l’édition spéciale de 1997.
  • DVD de tous les épisodes (1, 2, 3 et le premier coffret 4-5-6 qu’ils ont sorti). Pas les raies-bleues parce que je suis un con qui ne sait pas apprécier pas la haute-qualité.
  • Un nombre incalculable de figurines, vaisseaux et autres legos Star Wars™ quand j’étais petit…
  • Etc. Etc.

Bref, force est de constater que des œuvres que beaucoup considèrent comme universelles et faisant partie de la culture commune (merde, c’est Star Wars™ quoi) sont toujours défendues comme si la vie des auteurs en dépendait. Et bien vous savez quoi ? Pour moi c’est terminé. J’avais vaguement eu l’idée d’aller voir les versions 3D au ciné (j’ai loupé l’épisode 1 d’ailleurs), mais vous pouvez toujours courir (fallait-il vraiment que je sois fan, moi qui ai pourtant un avis assez mitigé sur la 3D). Plus un sou n’ira de ma poche vers celles déjà pleines la Fox™.

Je sais ce que vous allez dire, je suis un peu naïf d’avoir pensé que ça aurait pu se passer autrement. Bien sûr que je sais que ce genre de truc arrive, mais ça ne fait pas pareil quand c’est votre vidéo qu’on bloque. Surtout que je pense être dans mon bon droit, puisque le droit de parodie est écrit dans la loi française. Mais pas la moindre envie/énergie de lutter contre le vent. Et surtout, je déteste cette façon de tirer avant et de discuter après, façon Hadopi™, présomption de culpabilité oblige. Alors oui, YouTube™, je t’emmerde, je t’emmerde, et j’emmerde la Fox™ et tous ces crevards qui s’accrochent à leurs rentes comme un bébé à son hochet. Vous tous, vous n’êtes rien sans nous. J’espère qu’un jour vous vous serez mis assez de monde à dos pour être obligés de changer d’attitude (parce qu’on commence tous à abandonner l’idée que vous y soyez forcés par la loi, ce qui serait pourtant la meilleure option). Sinon, on fera sans vous. C’est tout.

Et je suis mille fois conforté dans ma vision des choses, de la culture libre et du droit d’auteur en général. Ce genre de comportement me donne envie de gerber, surtout quand je reviens d’un festival sur la culture libre (Tant Libre) où j’ai pu rencontrer et discuter avec plein de gens qui font des trucs géniaux (musique, BD, presse) avec une éthique impeccable et qui essaient de survivre à coups de RSA… L’industrie du divertissement est une verrue, laissons-la crever tranquillement et faisons les choses correctement de notre côté. Il n’y a rien à attendre des rentiers du copyright.

PS : non je ne compte pas uploader la vidéo autre part. Honnêtement, elle est anecdotique et je n’y tiens pas plus que ça, ce n’est pas comme si on m’avait viré le Geektionnerd, quoi. C’est la méthode et le principe qui m’ont fait sortir de mes gonds.

Crédit photo : Contra-copyright (CC-By Marco Gomes)

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